06.12.2016

En fin de mandat, le gouvernement fait (enfin) de la lutte contre la sous-nutrition une priorité

Génération Nutrition France salue le pas accompli par le gouvernement vers un monde sans sous-nutrition. Lors du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 30 novembre 2016, le gouvernement a pris une série de décisions en faveur de la lutte contre la sous-nutrition.

 

La sous-nutrition est une priorité pour de nombreux pays en développement : provoquant 8000 décès par jour, elle fait perdre en moyenne 11% de leur PIB par an à l’Afrique et l’Asie. Son éradication est l’un des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés à l’unanimité par la France et 192 autres Etats membres des Nations Unies il y a un an.

« Par la promesse d’une concrétisation de la feuille de route pour la nutrition dans les pays en développement, le gouvernement reconnaît enfin la nécessité d’intervenir sur tous les facteurs de la sous-nutrition pour une action efficace » précise Julie Duval, coordinatrice de la campagne. Parmi les décisions, on trouve une meilleure prise en compte des facteurs clés de la sous-nutrition : santé, éducation, protection sociale, eau-assainissement-hygiène et genre, ou encore le soutien à une agriculture durable et familiale.

 

Le gouvernement s’est engagé à renforcer son action dans ces secteurs : il réaffirme son soutien au renforcement des systèmes de santé et s’engage à mettre en place ou renouveler plusieurs stratégies (stratégie pluriannuelle pour l’accès à l’eau et à l’assainissement, renouvellement de la stratégie genre et développement en 2018, renouvellement de la stratégie santé mondiale). Génération Nutrition note ces avancées avec satisfaction, et souhaite que les enjeux de nutrition fassent partie intégrante des stratégies de ces différents secteurs.

Il est temps de concrétiser ces promesses en allouant davantage de moyens financiers à travers l’aide publique au développement. Une priorité au vu de la discrétion française à Rome, à l’occasion de la réunion des Etats de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé, autour de la Décennie d’actions pour la nutrition.

Nous souhaitons que la mise en œuvre de la feuille de route passe aussi par un lancement officiel de ce cadre stratégique d’ici la fin du quinquennat.

Une absence notable dans le relevé de décisions du CICID est celle des principes de l’action humanitaire (dont l’indépendance). Une omission regrettable, au premier chef pour les victimes de la sous-nutrition qui bénéficient de cette action.

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