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Colloque du 9 juin – Compte-rendu

Le 9 juin dernier s’est tenu à l’Assemblée nationale un colloque « Lutte contre la sous-nutrition : bâtir une ambition française dans le contexte des Objectifs de Développement Durable ». Initié par le député des Yvelines Jean-Marie Tétart et organisé avec le soutien de Génération Nutrition et de l’UNICEF France, cet évènement a permis de mettre en lumière ce fléau le temps d’une matinée.

M. Tétart s’est félicité des différentes interventions qui « doivent nous faire prendre conscience que l’on ne peut se permettre d’attendre des tribunes internationales qui finalement n’ont pas lieu pour proposer une position française en matière de nutrition. » En effet, si le constat et les stratégies de lutte contre la sous-nutrition font consensus, le financement pose toujours question.

A l’approche du processus budgétaire pour 2017, il est plus que jamais temps pour les décideurs de se mobiliser pour revaloriser l’aide publique au développement française. Et dans ce schéma, conclut M. Tétart, « la nutrition doit gagner la place qui lui revient dans l’action de la France. »

 

Retrouvez ici le compte-rendu des discussions du 9 juin.

Pour revivre le colloque, c’est par ici.

 

 

HUIT PAYS EN LUTTE CONTRE LA SOUS-NUTRITION : QUEL SOUTIEN DE LA FRANCE ?

Dans un contexte où la France est en train d’adopter une feuille de route pour la nutrition dans les pays en développement, cette étude a pour objectif d’analyser la priorisation de la nutrition dans les politiques multisectorielles des huit pays ciblés par cette feuille. Il s’agit également d’y analyser l’APD française allouée à la lutte contre la sous-nutrition.

On en retire que les huit pays cibles font de la lutte contre la sous-nutrition un axe prioritaire de leur développement. Pourtant, le détail des financements français démontre que la France n’articule pas ses programmes avec les objectifs que se sont fixés les pays cibles. Les financements français alloués à la nutrition dans ces pays sont trop faibles et quasi-exclusivement structurés autour de projets d’urgence.

La France se doit donc de faire du financement de sa feuille de route un des chantiers prioritaires de son APD en 2016. Cela doit passer par une augmentation du montant de ses financements nutritionnels, un portage politique de la feuille de route, un renforcement de la traçabilité de son APD nutrition, et un financement accru des programmes de développement prenant en compte les enjeux nutritionnels.

AVRIL 2016 : Nos demandes

En 2015, la communauté internationale s’est fixée pour cible de mettre fin à toutes les formes de malnutrition d’ici à 2030 à travers les objectifs de développement durable (ODD)

Ces derniers viennent compléter l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à une mobilisation politique et financière afin de réduire de 40% le nombre d’enfants âgés de moins de 5 ans souffrant d’un retard de croissance, et de ramener à moins de 5% la prévalence de la sous-nutrition aiguë chez les enfants d’ici à 2025.

Mais aujourd’hui seuls 34% des pays sont en bonne voie pour atteindre la 1ère cible, et 67% pour la 2ème. Malgré l’urgence à répondre à ces besoins, les progrès sont particulièrement lents. Il est donc crucial d’agir aujourd’hui.

Découvrez nos demandes pour la France en 2016,  nos solutions pour atteindre ces objectifs.

NOV. 2015 Eau et Nutrition. Le rôle du secteur EAH dans la lutte contre la sous-nutrition

Il existe des liens étroits entre Eau, Assainissement et Hygiène (EAH) et nutrition. L’amélioration des conditions d’accès à l’EAH permet d’améliorer le statut nutritionnel. Or, les programmes de lutte contre la sous-nutrition et les programmes EAH fonctionnent indépendamment les uns des autres, empêchant de lutter efficacement contre les causes sous-jacentes de la sous-nutrition. Il est donc urgent d’intégrer davantage les aspects nutritionnels au sein des politiques, plans et programme EAH.

Dans cette publication, les partenaires de Génération Nutrition appellent à briser le cercle vicieux manque d’assainissement – sous-nutrition, plaidant en faveur d’un investissement dans ces domaines. Ils listent les actions clefs pour la mise à l’échelle des interventions EAH et formulent des recommandations à destination des acteurs nationaux et internationaux.

SEPT. 2015 La nutrition, une priorité fantôme. L’aide française pour la nutrition en 2013

Le collectif Génération Nutrition a réalisé une estimation de l’aide publique au développement consacrée par la France à la lutte contre la sous-nutrition en 2013. À l’instar des années précédentes, le constat est celui d’un sous-investissement dans la nutrition :

  • Les montants engagés sont bien en-deçà de l’ambition que se donne la France
  • La majeure partie de l’aide française à la nutrition passait par des programmes d’assistance alimentaire, ne permettant pas de mettre en œuvre une véritable politique multisectorielle en faveur de la nutrition.
  • Aucun financement de l’AFD n’a appuyé d’intervention nutritionnelle directe alors que ses zones d’interventions et ses programmes en santé lui en donneraient l’opportunité.

JUIN 2015 Pourquoi la France doit-elle investir dans la lutte contre la sous-nutrition ?

La lutte contre la sous-nutrition est un investissement, pas une dépense. La nutrition est l’un des investissements au rapport coûts-bénéfices le plus élevé en matière de lutte contre la pauvreté. Forts de ce constat, les pays les plus touchés et de nombreux bailleurs ont pris des engagements dans la lutte contre ce fléau. L’aide française dans ce domaine demeure, elle, largement insuffisante.

Dans ce rapport, Génération Nutrition compile les évidences produites par des économistes et scientifiques sur la rentabilité de tels investissements, et appelle la France à s’engager dans le cercle vertueux de la nutrition.

MAI 2015 Pourquoi la France doit adopter une cible financière pour la lutte contre la sous-nutrition

Mauvaise élève dans la lutte contre la sous-nutrition, la France ne s’est dotée ni des moyens financiers, ni d’un cadre de redevabilité contraignant en la matière. Alors que la sous-nutrition est l’une des priorités affichées de la loi d’orientation sur le développement et la solidarité internationale, les engagements pris en Juin 2013, pourtant peu ambitieux, n’ont jusqu’à présent pas été tenus.

Face à ce constat, Génération Nutrition demande à la France de :

  • se doter d’une feuille de route qui comporte une cible financière ambitieuse et concrétise la mobilisation française ;
  • se fixer une cible financière de 500 millions d’euros de 2016 à 2020, qui contribuerait à sauver jusqu’à 5 millions d’enfants de la malnutrition aigüe.

NOV. 2014 Nutrition et SRR : un tandem gagnant

La nutrition est un élément essentiel de la santé reproductive, sexuelle, maternelle, néonatale et infantile. Beaucoup d’interventions mises en place en SSR nécessitent une composante nutritionnelle qui contribuerait au renforcement de leur efficacité. Penser SSR et nutrition de façon conjointe et articulée est donc à la fois logique et nécessaire.

Ce rapport explique pourquoi et comment les efforts de la France dans ces deux secteurs doivent être conjugués dans le cadre de la politique sanitaire française.

OCT. 2014 « La nutrition, l’affaire de tous »

Face au constat du manque de réel soutien politique et de moyens financiers adéquats, le rapport « La nutrition, l’affaire de tous » s’efforce d’apporter un ensemble de pistes d’action concrètes, tirées de l’expérience de terrain. Génération Nutrition appelle au renforcement des synergies entre secteurs et à l’accroissement de l’impact nutritionnel des programmes, pour une approche intégrée de la sous-nutrition.

A ce titre, la Coalition formule des dans les domaines suivants :

  • santé
  • sécurité alimentaire et agriculture
  • accès à l’eau-hygiène assainissement

Elle démontre également comment deux thématiques transversales dont la France a fait une priorité, peuvent et doivent contribuer à faire reculer la sous-nutrition :

  • l’égalité des genres
  • la lutte contre le changement climatique

SEPT.2014 Pour une cible ambitieuse de réduction de la malnutrition aigüe d’ici à 2030

Négligée pendant de nombreuses années, la nutrition est en train de se positionner dans les agendas politiques, tant au niveau national qu’international. Les gouvernements et les acteurs du développement reconnaissent de plus en plus largement qu’une bonne nutrition est un précurseur nécessaire au progrès dans de nombreux secteurs du développement. Pourtant, les chiffres de la malnutrition aigüe restent alarmants et aucun recul significatif n’a été enregistré depuis 1990.

Dans ce document, Génération Nutrition évalue les propositions relatives à la nutrition et à la malnutrition aigüe dans les négociations post-2015. La Coalition plaide en faveur de l’adoption d’une cible ambitieuse d’ici à 2030 : réduire de moitié le nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë. Elle présente pour cela des recommandations à l’attention des négociateurs et des dirigeants, qui permettraient enfin d’assurer des progrès satisfaisants.

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